L'alimentation du cheval

05/03/2012 17:27

                                       

      Ses besoins alimentaires  
       
  Comme nous, le cheval a besoin de manger une nourriture saine et équilibrée.
Les apports alimentaires d'une ration bien conçue sont classés par catégorie telle que l'énergie, les fibres, les matières protéiques, les minéraux, les vitamines.
     
  L'énergie :
  En France, pour exprimer les besoins en énergie du cheval, on utilise une unité de mesure particulière, l'U.F.C (Unité Fourragère Cheval). Par définition, 1'UFC est la quantité d'énergie nette apportée par 1 kilo d'orge (soit, autrement exprimé, une quantité d'énergie de 2200 kilocalories). Les besoins énergétiques varient donc en fonction du poids, du tempérament, du travail effectué et des conditions de vie. Les principales sources alimentaires d'énergie sont représentées par l'amidon des céréales et la celluloses des fourrages qui sont des "sucres" ou "glucides", et par les "lipides" ou "matières grasses" contenus dans ces dernières ou d'autres produits végétaux.
   

 

   

Les fibres sont essentiellement représentées par les glucides membranaires des végétaux, autrement dit la cellulose.

Elles ont une triple fonction :

   
  Fonction de lest assurant un bon transit.
  Fonction de stimulation des cellules tapissant le tube digestif, permettant une bonne utilisation nutritionnelle des aliments ingérés.
  Fonction de " fibres à mâcher " lorsque les fourrages sont présentés en l'état, c'est-à-dire lorsqu'ils ne sont pas broyés et mis en granulés.
   
    Les " fibres à mâcher " prolongent la durée d'ingestion et de mastication... et préviennent l'ennui qui guette le cheval entretenu au box sur une litière non comestible.
     
   

Les minéraux sont indispensables à l'organisme et ses productions. Ainsi, macro-éléments (calcium, phosphore, chlorure de sodium, potassium, magnésium et soufre) et oligo-éléments (fer, cuivre, zinc, manganèse, cobalt, iode, sélénium) interviennent comme régulateurs des fonctions de l'organisme.

Il faut accorder une attention particulière au rapport phospho-calcique de la ration globale. Ce rapport doit se situer entre 1,5 et 2. Par exemple, un cheval de 500 kg au travail a besoin d'environ 20g de phosphore et de 35g de calcium. Les protéines : appelées également " matières azotées ". Elles fournissent des matériaux de construction sous forme d'acides aminés, essentiels dans les périodes de productions (gestation, lactation, croissance, travail musculaire.).

     
  Les vitamines :
    Ce sont des substances organiques que l'organisme ne peut pas fabriquer lui-même mais qui lui sont pourtant indispensables. On distingue classiquement : - les vitamines solubles dans les graisses ou liposolubles, telles que les vitamine A, D, E, K. Leur stockage dans l'organisme est possible. Elles peuvent se donner par cure. - Les vitamines solubles dans l'eau ou hydrosolubles, telles que les vitamines C et B. Elles ne peuvent être mises en réserve dans l'organisme, et doivent donc être apportées quotidiennement par l'alimentation.
     
     
     
            Comment satisfaire ces besoins  
       
  Le cheval est un herbivore, qui à l'état naturel, trouve dans l'eau et les végétaux tout ce qui est indispensable à sa vie. Avec sa domestication, son alimentations'est peu à peu diversifiée en fonction des ressources alimentaires locales et de son utilisation.
     
  En France, comme dans la plus grande partie de l'Europe, l'alimentation traditionnelle du cheval au travail est à base de paille, de foin, d'orge et d'avoine. Cependant, avec le développement de l'équitation dans les villes ou à la périphérie, et la nécessité de réduire les coûts de stockage et de distribution, tout en s'assurant de la sécurité dans laquelle s'exerceront ces fonctions, on assiste à une modification des traditions. Ainsi, le cheval moderne ne mange pratiquement que des aliments présentés sous forme de granulés ou de floconnés qui sont des mélanges réalisés industriellement, à base d'ingrédients aux propriétés nutritionnelles connues. Le recours à l'aliment complet permet d'obtenir l'équilibre alimentaire le mieux adapté au cheval et à son niveau de performance. En effet, il permet de contrôler parfaitement le volume de la ration, la nature des protéines et des sources d'énergie, et l'incorporation des vitamines et des minéraux. A cette ration peut être rajoutée de la paille et du foin, qui serviront également à l'occuper.
     
  Le cheval adulte :
    Les nutritionnistes distinguent les chevaux de loisir (travail léger ou moyen), des chevaux de sport (travail intense). Un cheval de promenade, ne demandant pas les mêmes besoins énergétiques qu'un cheval de compétition ! Quelque soit son activité physique, le cheval adulte a des besoins en énergie qui varient en fonction de la nature et le l'intensité du travail demandé.
     
  Les poulinières et les poulains :
 

"Destrier" propose également des aliments spécifiques pour les poulinières et les poulains. En effet, les chevaux d'élevage vivent pratiquement en pâture tout au long de l'année. Leur ration alimentaire de base est composée de fourrages (herbe-foin). Pour satisfaire les divers besoins de leur organisme il est indispensable de distribuer un aliment spécifique, complémentaire de fourrage.

En ce qui concerne la jument, c'est surtout à partir du 9ème mois de gestation et pendant la lactation, qu'il faut veiller à la qualité et la quantité des apports alimentaires. Chez le poulain, la complémentation doit être progessivement mise en place, en particulier vers le troisième mois, lorsque la production de lait maternel ne couvre plus suffisamment les besoins en protéines, vitamines et minéraux du foal.

Nourrir un cheval avec de l'aliment complet est assez facile puisque normalement toutes les indications figurent soit au dos du sac, soit sur une étiquette l'accompagnant. Ainsi, en fonction du travail fourni par votre cheval, de son poids et de sa taille, vous saurez précisément quelle ration lui donner. Vous pouvez également vous faire conseiller par un spécialiste de chez "Destrier" pour déterminer les besoins de votre animal.

     
     
     
            Les aliments occasionnels  
       
  Le son :
    Le son de blé est excellent, très rafraîchissant ; il sert en général de support à de la mélasse, il sert dans la préparation des mashes, qui sont des préparations humides.
     
  Les mashes :
 

Ils évitent l'échauffement, et sont donc très utiles pour les chevaux fatigués ou fortement sollicités. Dans l'alimentation traditionnelle, il est utile de donner au moins un mash par semaine.

Destrier propose des préparations toutes faites, à laquelle il suffit juste d'ajouter de l'eau.

  Les pommes et les carottes :
    Elles constituent une très bonne source de vitamine A, et c'est une nourriture très rafraîchissante. Par grosses chaleurs, elles peuvent être données en repas léger de la mi-journée (il faut faire attention de bien les couper pour éviter une obstruction de l'oesophage).
     
     
 

Comment faire un mash

Recette : 200g de paille hachée, 200g de foin haché, 500g d'avoine, 160g de son, 80g de farine d'orge, 10g de sel marin et 30g de graine de lin.

Versez l'avoine, le foin et la paille hachés dans un récipient. Ajoutez 4 litres d'eau bouillante dans laquelle on a fait dissoudre le sel. Déposez ensuite le son, la farine d'orge et la graine de lin (celle-ci ayant été cuite au préalable).

Recouvrez avec une couverture jusqu'à refroidissement du mélange, qui doit être remué avant distribution. Il faut éviter de donner un mash la veille d'une épreuve sportive.

ne pas oublier l'eau !