Comprendre les peurs du cheval

La peur
Les réactions provoquées par la peur sont souvent les plus
dangereuses: une bonne connaissance de la psychologie du cheval
permet de les prévenir ou, du mois de savoir comment se comporter
pour ne pas accroître sa panique.
Une proie
Malgré sa masse et sa force, le cheval est un animal craintif et ses
réactions sont les plus redoutées du cavalier. Malgré sa
domestication, le cheval est resté avec le sentiment d'être une proie.
Dans un troupeau, la sécurité est assurée par le groupe, et les
chevaux se sentent beaucoup plus confiants.
La défense
Comme le cheval n'a ni de griffes, ni de dent acérées, qu'il ne puisse
monter aux arbres ou se glisser dans un terrier, son seul moyen de
défense est la fuite.
L'instinct brimé
Les chevaux domestiques sont souvent privés de la possibilité de fuir,
car ils sont captifs et souvent séparés de leurs congénères. Carrément
attachés le nez aux murs, enfermés dans un box et même en selle ils
sont bridés entre les mains du cavalier... En agissant ainsi, nous
brimons deux instincts fondamentaux: l'instinct grégaire et l'instinct
de fuite.
Les conséquences
Il ne faut donc pas s'étonner que le cheval domestique développe des
réactions de peur parfois excessives et soit un peu paranoïaque.
Priver de ses défenses naturelles le cheval se sent très menacé, il est
constamment sur la défensive. De plus, les chevaux ayant reçu un
débourrage brutal ou traumatisant risquent fort bien de devenir
névrosés, tout leur fait peur.
Que faire?
Il faut s'inspirer du débourrage éthologique pour l'éduquer en lui
incluent à la fois respect et confiance. Le cheval a besoin d'un
maître sur qui il peut compter pour le rassurer et le défendre en cas
de peur. Il faut l'éduquer en tenant compte à chaque instant de ses
instincts et frustration due à la vie domestique. Si votre cheval
vous fait entièrement confiance, il sera par le fait même beaucoup
plus confiant de lui en votre présence.
À ne pas faire...
Il ne faut jamais frapper ou pénaliser un cheval qui a peur sinon
cela ne fera qu'amplifier son sentiment de crainte. Il se dira:
<< ce danger est vraiment grave, puisqu'il m'arrive en plus des choses
désagréables dès que je le rencontre >> la prochaine fois, il s'en
méfiera encore plus...
Rassurez-le avant tout...
Il faut établire un environnement de confiance, il faut le rassurer
de la voix, et par des caresses. vous pouvez aussi canaliser le
mouvement de fuite, en le fessant tourner autour du danger. Il se
calmera beaucoup plus vite que si vous le forcer à rester sur place
en le corrigeant.
Retenir la leçon.
Maintenant vous savez ce qui a effrayé votre cheval. C'est à vous
de lui prouver que cette crainte est sans danger. Recommencer donc
l'exposition quelques heures ou jours plus tard, toujours en le
rassurant, jusqu'à ce qui n'y ait plus aucune crainte.
