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Les allures
05/03/2012 21:40
Les Allures Naturelles.
Elles sont exécutées instinctivement par le cheval.
le pas : est une allure marchée à 4 temps égaux (posé du postérieur droit, puis de l'antérieur droit, le postérieur gauche, et enfin l'antérieur gauche), dans laquelle les membres arrivent successivement à l'appui, et où chaque postérieur, en se posant, oblige son antérieur à se lever. La vitesse moyenne du pas, pour un cheval est d'environ 6 à 8 km/h, soit 110 m/mn.
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le trot : est une allure sautée, symétrique à 2 temps égaux, par bipède diagonaux (diagonal droit : antérieur droit et postérieur gauche ; puis diagonal gauche : antérieur gauche et postérieur droit). Chaque posé est séparé du suivant par une phase de projection (ou temps de suspension). la vitesse moyenne du trot, pour un cheval est d'environ 13 à 15 km/h, soit 240 m/mn.
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le galop : est une allure sautée, assymétrique à 3 temps, dont une phase de projection. On distingue le galop à droite (posé du postérieur gauche, puis du bipède diagonal gauche et enfin de l'antérieur droit, suivi de la projection) et le galop à gauche (posé du postérieur droit, puis du bipède diagonal droit et enfin de l'antérieur gauche, suivi de la projection). Pour un cheval, la vitesse moyenne est d'environ 20 à 30 km/h, soit 450 m/mn ; mais certains chevaux de course peuvent arriver jusqu'à 60 km/h.
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le saut : comprend 5 phases, qui sont la battue d'appel, la phase ascendante, le planer, la phase descendante et la réception.
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le reculé : est une allure marchée, rétrograde, dans laquelle les membres se lèvent et se posent par bipèdes diagonaux.
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Les Allures Défectueuses.
Elles sont souvent dues à une souffrance ou à une mauvaise utilisation du cheval.
l'amble : est une allure dérivée du trot, assez confortable, mais il est impossible de trotter enlevé car le cheval se déplace par bipèdes latéraux (antérieur et postérieur gauches ; puis antérieur et postérieur droits).
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le traquenard : est aussi une dérivée du trot, appelé aussi trot décousu ou désuni ; le cheval dissocie les bipèdes diagonaux (exemple pour le bipède diagonal gauche : posé du postérieur droit avant celui de l'antérieur gauche).
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l'aubin : est un mélange de trot et de galop ; l'aubin du devant : le cheval trotte avec les postérieurs et galope avec ses antérieurs ; l'aubin du derrière : le cheval trotte avec les antérieurs et galope avec ses postérieurs.
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le galop désuni : est une allure dérivée du galop, le cheval pose un bipède latéral au lieu d'un bipède diagonal, lors du 2ème temps. En fait, le cheval galope à droite avec ses postérieurs et à gauche avec ses antérieurs, ou inversement.
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le galop à 4 temps : est une allure fréquente à vitesse très élevée. Le cheval dissocie le posé du bipède diagonal (au 2ème temps), comme pour le traquenard, il pose en premier le postérieur et ensuite l'antérieur.
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Les Allures Artificielles.
Elles sont acquises par le dressage.
l'amble : peut être acquis en entravant latéralement les membres du cheval (les chevaux ambleurs étaient autrefois très réputés pour leur confort, notamment pour la monte en amazone).
le tölt : est une allure à 4 temps, très rapide, que l'on rencontre chez les poneys islandais. Elle est jugée la plus confortable au monde, car il arrive souvent qu'un seul membre à la fois repose sur le sol, ce qui limite alors considérablement les secousses.
le running-walk : le cheval adopte une allure qui lui fait énormément relever les membres ; cette allure est particulière aux chevaux américains baptisés Tennessee Walking Horse ; elle est obtenue artificiellement par des contraintes souvent réprouvées par les amoureux du cheval. Une chaine est attachée à chaque paturon et des cales en vois rehaussent les sabots, le cheval est alors extrêmement gêné lors de ses déplacements, ce qui provoque une telle démarche.
Les Mouvements sur Place.
Les mouvements naturels sont le cabrer et la ruade ; les airs d'école, acquis par le dressage, sont le piaffer, la courbette, la croupade, la balotade, la pesade, la cabriole, le terre à terre, la levade...
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Les aplonds
05/03/2012 21:43
Un cheval doit non seulement montrer un développement harmonieux des différentes régions du corps, mais il faut aussi, lorsqu'il est d'aplombs ou à plomb (c'est à dire placé sur ses 4 membres de façon à ce que le poids du corps soit également réparti entre eux) que ses aplombs soient corrects, sans défauts apparents.
Les aplombs sont jugés corrects lorsque les 8 verticales imaginaires abaissées respectivement et simultanément de la pointe de l'épaule (articulation scapulo-humérale), du milieu de la face externe de l'avant-bras, de la pointe de la fesse et de la pointe du grasset (articulation fémur-tibia-rotule) présentent des rapports bien précis en regard de la position des membres et de leur plan d'appui. On jugera si les aplombs sont corrects en examinant l'animal de face, de profil et par derrière.
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ou de mouton |
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L'identification du cheval
05/03/2012 21:49
Depuis le 30 Octobre 1997, l'identification est obligatoire pour les équidés. Si tous les équidés (chevaux, poneyx et produits issus de leur croisements) peuvent être identifiés sur demande de leur propriétaire, pour l'instant, l'obligation d'identification concerne tous les équidés qui dovient participer à une manifestation publique, être inscrit sur un livre ou sur un registre généalogique comme produits ou reproducteurs, ou qui doivent faire l'objet d'un transfert de propriété, à quelque titre que ce soit, ou d'un déplacement à destination d'un Etat memebre de la Communauté européenne. Enfin, tout équidé doit être identifié préalablement à son entrée à l'abattoir.
L'identification des équidés est assurée par la description de leurs marques naturelles incluant éventuellemet l'hémotype et le typage génétique. Peuvent s'y ajouter, sans s'y substituer, des éléments complémentaires tels que le tatouage ou la pose d'un transpondeur électronique (ou puce). Une fois identifié, il est établi pour chaque équidé un document d'identification et une carte d'immatriculation portant l'un et l'autre le numéro de matricule et le nom qui sont attribués à l'animal. La forme de ces documents peut être différente suivant les races. Dans la pratique, il est établi un livret pour les races de sang et poneys, un certificat d'origine pour les chevaux de trait et un document d'origine inconnue pour les chevaux ou poneys "sans papiers".
Seuls les agents du service des Haras, les techniciens des organismes agréés et les vétérinaires peuvent être habilités à procéder à cette identification. La procédure d'agrément sera plus rigoureuse et il sera possible de procéder au retrait de l'agrément en cas de fraude ou d'incompétence. En pratique, si votre cheal n'est pas identifié, vous devez vous adresser au Haras national le plus proche ou à un vétérinaire agréé. Certains Haras nationaux prévoient d'ailleurs des journées d'identification.
A la naissance, l'éleveur déclare sur l'honneur qu'il est bien le naisseur du poulain. Il est dès lors considéré, de fait, comme propriétaire du cheval. Le signalement du poulain est effectué pendant l'été. Quelques semaines plus tard, le SIRE (Système d'Identification Répertoriant les Equidés) adresse au naisseur la carte d'immmatriculation et le livret d'acompagnement.
La carte suit le propriétaire, le livret suit le cheval. Mais seule la carte peut constituer une présomption de propriété.
Le livret d'accompagnement, lui, servira de livret sanitaire, zootechnique et de passeport. Il suivra le cheval dans tous ses déplacements ainsi qu'à chaque changement de propriétaire.
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Le vendeur ou le donateur d'un équidé est tenu de délivrer sans délai au nouveau propriétaire le document d'identification et la carte d'immatriculation de l'équidé après l'avoir endossée. Lorsque le paiement est fractionné, il peut toutefois conserver la carte d'immatriculation jusqu'au paiement intégral de l'équidé après l'avoir endossée. Le nouveau propriétaire est tenu d'envoyer au gestionnaire du fichier central (Institut du cheval, SIRE, Pompadour) dans les 8 jours suivant la date où lui est remise la carte d'immatriculation endossée par le cédant. Le SIRE lui renvoie alors gratuitement une nouvelle carte à son nom. De plus, tout changement d'adresse du propriétaire doit être signalé dans les 3 mois par celui-ci au SIRE. En cas de mort de l'équidé, le document d'identification et la carte d'immatriculation doivent être transmis sans délai au SIRE par le propriétaire. Ce système permet aux haras d'être informés de chaque changement de propriété.
La première carte d'immatriculation d'un cheval comporte 2 possibilités d'endos, en revanche les suivantes ne pourront être endossées qu'une seule fois.
Il faut savoir qu'en cas de vente il n'existe aucune obligation de déclaration de cession, puisque le cheval est considéré comme un bien meuble au sens du code civil (art.2279). Mais devant la multitude des malversations, des parades sont instaurées.
Est puni de la peine d'amende prévue pour les contraventions de la 3éme classe (de 600 F à 1300 F) le fait :
- de céder à titre onéreux ou gratuit un équidé jusqu'alors non identifié sans avoir procédé au préalable à son identification ;
- de vendre ou de donner un équidé sans avoir délivré immédiatement au nouveau propriétaire le document d'identification ou, dès le paiemant intégral, la carte d'immatriculation endossée par le cédant ;
- de ne pas remettre à l'exploitant ou au gestionnaire de l'abattoir le document d'identification de l'équidé ou son attestation d'identification.
En cas de perte, le SIRE peut délivrer un duplicata, mais certaines conditions devront être réunies.
Des chevaux et des timbres
05/03/2012 21:53

Les expressions (quotidiennes)
05/03/2012 21:56
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A cavalier novice, cheval sans vice.
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Bon cheval n'a pas de robe.
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Un éperon dans la tête en vaut deux aux talons.
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Cheval rouan, cheval de charlatan.
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Ils se ressemblent comme deux crottins du même cheval.
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Le cheval qui est seul à courir passe pour un bon coursier.
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Au bon cheval, il suffit de montrer la cravache.
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Au cheval le plus sûr ne lâche pas la bride.
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Une selle dorée ne fait pas d'un âne un cheval.
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Le poulain sauvage fait un bon cheval.
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Cheval d'avoine, cheval fougueux ; cheval de foin, cheval de rien.
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J'ai perdu dans ce jour fatal : mon coche, mon cheval, ma belle... J'ai grand regret à mon cheval.
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Le cheval est pour l'homme come les ailes pour l'oiseau.
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Ne pousse pas ton cheval au fouet, mais à l'avoine.
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Queue trop courte ne chasse pas les mouches.
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Il vaut mieux se fier à un cheval sans bride qu'à un discours sans ordre.
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Celui qui veut cheval et femme sans défaut, aura toujours écurie et lit vides.
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La raison se tient entre l'éperon et la bride.
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Prendre son cheval par le crin. (être ambitieux)
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Manger avec les chevaux de bois. (n'avoir rien à manger)
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Le gaucho sans son cheval, c'est comme une bougie sans mèche.
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En attendant que le poulain devienne cheval, le coeur de son maître fond d'impatience.
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Je plains un homme sans vache, je plains un homme sans âne, mais un homme sans cheval aura du mal à rester sur Terre.
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Quand tu peux faire autrement, ne donne pas de vert à ton cheval de guerre : le vert engraisse mais ne fortifie pas.
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Le cheval est de tous les animaux, celui qui avec une grande taille, a le plus de proportion et d'élégance dans les parties de son corps.
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Selon la façon de monter à cheval on est un cavalier ou un garçon d'écurie.
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Les soins et non de belles écuries font un bon cheval.
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L'éperon est un rasoir entre les mains d'un singe.
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Souvent, belle robe fait vendre le cheval.
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Un vieil ami est un cheval harnaché.
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Ne fouettez pas un cheval qui ne demande qu'à avancer.
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Le cheval est inconfortable au centre et dangereux aux deux extrémités.
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Vous pouvez conduire un cheval à l'abreuvoir mais vous ne pouvez pas l'obliger à boire.
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Un homme ne vaut pas mieux que son cheval, mais un homme a pied n'est pas un homme du tout.
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Est-ce au cavalier ou au cheval que l'on doit imputer la faute d'une mauvaise exécution ? Au cavalier, toujours au cavalier.
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Une bonne jument trouve acquéreur à l'étable ; une rosse doit courir les foires.
Apprenez à dessiner les chevaux
06/03/2012 08:53
Cette page a été crée pour ceux qui veulent apprendre à dessiner les différentes races de chevaux ! Les dessins se décomposent en 6 étapes. Après chaque étape, vous trouverez en bas de la page, des flèches vous permettant de passer à l'étape suivante.
Ainsi, en quelques minutes seulement, vous serez capable de réaliser de véritables chef-d'oeuvres... Amusez vous bien !
| Savez-vous que vous pouvez retrouver tous ces dessins et pleins d'autres encore dans ce magnifique ouvrage de Lee J. Ames. |
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Réflexe nerveux d'un cheval
06/03/2012 09:54

Combattre le réflexe nerveu d'un cheval:
Cette forme d'apprentissage permet de débrancher un réflexe
ou la réaction nerveuse d'un cheval. Le but de l'opération est
de désensibiliser le cheval à quelque chose qui lui fait peur
ou le rend nerveux.
Par exemple, un cheval ayant été maltraité, en recevant des
coups sur la tête, sera très certainement craintif de la main
de l'homme. Si on fait un mouvement brusque vers l'oeil du
cheval, il fermera les paupières et reculera la tête
brusquement.
En répétant ce geste un très grand nombre de fois, le cheval
réagira de moins en moin violemment. Petit à petit, il ne
reculera plus. Puis ne lèvera plus la tête et à la fin ne
fermera plus l'oeil. Le cheval apprendra à faire confiance
à son nouveau maitre.
Mais par contre, si un jour il reçoit un petit coup de la part de
son maitre, cette nouvelle confiance sera trahie.
Comprendre les peurs du cheval
06/03/2012 10:04

La peur
Les réactions provoquées par la peur sont souvent les plus
dangereuses: une bonne connaissance de la psychologie du cheval
permet de les prévenir ou, du mois de savoir comment se comporter
pour ne pas accroître sa panique.
Une proie
Malgré sa masse et sa force, le cheval est un animal craintif et ses
réactions sont les plus redoutées du cavalier. Malgré sa
domestication, le cheval est resté avec le sentiment d'être une proie.
Dans un troupeau, la sécurité est assurée par le groupe, et les
chevaux se sentent beaucoup plus confiants.
La défense
Comme le cheval n'a ni de griffes, ni de dent acérées, qu'il ne puisse
monter aux arbres ou se glisser dans un terrier, son seul moyen de
défense est la fuite.
L'instinct brimé
Les chevaux domestiques sont souvent privés de la possibilité de fuir,
car ils sont captifs et souvent séparés de leurs congénères. Carrément
attachés le nez aux murs, enfermés dans un box et même en selle ils
sont bridés entre les mains du cavalier... En agissant ainsi, nous
brimons deux instincts fondamentaux: l'instinct grégaire et l'instinct
de fuite.
Les conséquences
Il ne faut donc pas s'étonner que le cheval domestique développe des
réactions de peur parfois excessives et soit un peu paranoïaque.
Priver de ses défenses naturelles le cheval se sent très menacé, il est
constamment sur la défensive. De plus, les chevaux ayant reçu un
débourrage brutal ou traumatisant risquent fort bien de devenir
névrosés, tout leur fait peur.
Que faire?
Il faut s'inspirer du débourrage éthologique pour l'éduquer en lui
incluent à la fois respect et confiance. Le cheval a besoin d'un
maître sur qui il peut compter pour le rassurer et le défendre en cas
de peur. Il faut l'éduquer en tenant compte à chaque instant de ses
instincts et frustration due à la vie domestique. Si votre cheval
vous fait entièrement confiance, il sera par le fait même beaucoup
plus confiant de lui en votre présence.
À ne pas faire...
Il ne faut jamais frapper ou pénaliser un cheval qui a peur sinon
cela ne fera qu'amplifier son sentiment de crainte. Il se dira:
<< ce danger est vraiment grave, puisqu'il m'arrive en plus des choses
désagréables dès que je le rencontre >> la prochaine fois, il s'en
méfiera encore plus...
Rassurez-le avant tout...
Il faut établire un environnement de confiance, il faut le rassurer
de la voix, et par des caresses. vous pouvez aussi canaliser le
mouvement de fuite, en le fessant tourner autour du danger. Il se
calmera beaucoup plus vite que si vous le forcer à rester sur place
en le corrigeant.
Retenir la leçon.
Maintenant vous savez ce qui a effrayé votre cheval. C'est à vous
de lui prouver que cette crainte est sans danger. Recommencer donc
l'exposition quelques heures ou jours plus tard, toujours en le
rassurant, jusqu'à ce qui n'y ait plus aucune crainte.

Equipement du cheval et du cavalier
06/03/2012 14:28
- Les divers bandes de protection
- Les couvertures
- Equipements divers
- Les différentes embouchures
- Les différents enrênements
I/ LES DIVERS BANDES DE PROTECTION
Les bandes permettent de protéger les membres du cheval (les tendons). Il en existe différentes sortes :
- Bandes de repos : après un effort, il est recommandé de mettre des bandes de repos pour éviter un engorgement des tendons dû à la fatigue. On peut aussi les utiliser comme protection pour le transport. Avant de les poser, il faut nettoyer parfaitement les membres. La longueur idéale est de 3,50 m. Utiliser des cotons propres, suffisamment grands et épais.
- Bandes de polo : c'est 50 % des bandes de travail et 50 % des guêtres. Les bandes de polo ne remplacent pas l'efficacité des bandes de travail et non plus la qualité protectrice des guêtres.
- Bandes de travail : c'est une bande renforcée par des élastiques. Cela lui permet de maintenir fortement les tendons un peu faibles ou l'articulation du boulet fatigué. ATTENTION, elle doit être très bien posée surtout sans plis !
Comment les poser ?
* Bandes de repos :
* Bandes de polo :
Il suffit de démarrer et de la dérouler comme on le ferait pour une bande de repos. La seule différence se situe au niveau du boulet, la bande de polo s'arrêtant un doigt en dessous de l'ergot du boulet. Ensuite, il faut la remonter de la même façon qu'une bande de repos.
* Bandes de travail :
Il faut se munir d'une coquille, mousse de protection qui se placera entre le membre et la bande.
Poser la coquille de manière à protéger le tendon et le boulet, latéralement et postérieurement. Placer ensuite la bande à plat, puis descendre avec des espaces réguliers en créant une tension assez légère et régulière.
Arrivée à hauteur du boulet : soutien des tendons : descendre la bande à un doigt en dessous de l'ergot du boulet ; soutien du boulet : descendre la bande sous le boulet. Remonter le long du membre en faisant toujours attention aux plis et à une régularité du serrage. En haut du membre, fixer la bande de travail avec le velcro ou le lacet, s'il reste de la bande, terminer en passant un doigt sous le bouton, puis un doigt au-dessus avant d'attacher.
II/ LES COUVERTURES
Poser une couverture fait partie de la routine en hiver. La plier en deux ou trois, afin de la poser sur le corps du cheval sans lui faire peur. La déplier vers l'avant et vers l'arrière. Boucler les attaches sous le poitrail, boucler celles situées à l'arrière et enfin, fermer devant le poitrail en tirant légèrement la couverture vers l'avant afin que les épaules ne soient pas coincées.
III/ EQUIPEMENT DIVERS
Les autres protections du cheval sont :
- les cloches : sorte de coque en plastique. Pour les mettre, il faut les retourner pour la mettre à l'envers, prendre le pied du cheval, présenter la cloche à l'envers et l'enfiler sur le pied par la pince en la tirant des deux côtés. Et enfin la remettre à l'endroit. Elles permettent de protéger la couronne des coups et surtout les glomes des pieds antérieurs, très exposés en cross et à l'obstacle.
- les guêtres : elles protègent les canons ainsi que le boulet.
- les protège-tendons : ils ne protègent que les tendons et les boulets. On les pose en général aux antérieurs.
- les protège-boulets : sont destinés à protéger les boulets postérieurs.
Ne pas oublier de les nettoyer après chaque utilisation, afin d'éviter les blessures par frottement.
IV/ LES DIFFERENTES EMBOUCHURES
Une embouchure c'est un mors. Il existe des embouchures simples (verdun, chantilly), ils constituent l'embouchure de base des cavaliers. La largeur du mors correspond à la bouche du cheval. Plus les canons sont épais, plus l'action est douce. Plus les anneaux sont larges, plus l'effet de canalisation latérale sera sensible.
Le mors "à olives" évite les blessures à la commissure des lèvres. Avec tous les autres mors, il faut utiliser des rondelles en caoutchouc.
Le filet à aiguille permet de canaliser plus facilement le cheval (surtout chez les jeunes chevaux).
Le filet caoutchouc incite le jeune cheval à se poser plus volontiers sur la main.
Le filet Baucher comporte des branches qui provoque un effet abaisseur et favorise artificiellement la mise en place du cheval.
Le filet à 4 anneaux favorise la décontraction et ne présente pas de risques importants, en dehors de la perte de contact. Il s'utilise avec un cheval ayant tendance à s'appuyer exagérément sur la main.
Le double filet accroît considérablement l'action de la main et ne doit s'employer que pour résoudre un problème spécifique. Son utilisation permanente risque de mettre en péril la finesse des réactions à votre main.
Le mors Pessoa : plus les anneaux sur lesquels sont branchées les rênes sont bas, plus l'action de l'embouchure est puissante. Il est possible de fixer au mors deux paires de rênes, à deux anneaux différents. On peut aussi utiliser des alliances.
Les embouchures à gourmette :
Le Pelham : le point fixe matérialisé par la gourmette lui confère une réelle efficacité avec un cheval ayant tendance à échapper au cavalier. Son utilisation suppose un minimum de tact et doit s'accompagner d'actions de jambes en rapport.
Le mors anglais est à employer exclusivement avec des chevaux incontrôlables.
La bride agit par l'intermédiaire du point de traction des rênes et du point fixe de la gourmette, le mors de bride constitue un levier incitant le menton du cheval à se rapprocher de son encolure, c'est l'effet abaisseur.


Le hackamore agit sur le chanfrein. C'est une embouchure sans mors. Plus les branches de l'embouchure seront longues, plus celle-ci sera efficace.
V/ LES DIFFERENTES ENRENEMENTS
Un enrênement est un moyen mécanique qui agit sur l'attitude du cheval. Les enrênements peuvent apporter une aide conséquente pour stabiliser le cheval dans une attitude pratique, pour faciliter le travail gymnastique. Vous ne devez avoir recours aux enrênements qu'à titre transitoire pour résoudre un problème.
Les différents enrênements :
Le gogue peut s'utiliser dans le travail monté ou en longe, d'une manière fixe ou commandée. Il a pour effet principal de fermer l'angle tête/encolure.
Le chambon est un enrênement exclusivement réservé à la longe. Son objectif est de reconstituer ou de consolider une musculature défaillante et notamment du dos. Il a pour effet d'orienter l'encolure du cheval vers le bas et loin devant dans l'attitude de l'extension d'encolure.
Les rênes allemandes peuvent être utilisées pour le travail monté comme à la longe (avec un surfaix). Elles peuvent se fixer sous le ventre ou sur les côtés, en passant par la sangle.
Les rênes allemandes posées au niveau de l'inter-ars et au niveau du garrot, permettent une attitude stable dans l'horizontalité ; posées à la sangle, au niveau de l'inter-ars, et fixées au surfaix à la hauteur des jambes du cavalier, permettent une attitude vers le bas et favorisent la tension horizontale ; posées à la sangle, au niveau du garrot et fixé au quartier de la selle à la hauteur des mollets du cavalier, permettent de favoriser le soutien de l'avant-main et peuvent être utilisées dans le travail vers le rassembler.
Les élastiques sont surtout employées dans le travail à la longe (et en voltige). Elles se fixent à l'inter-ars ou latéralement à la hauteur des mollets du cavalier. Leur action se rapproche des rênes allemandes et du gogue.
Les martingales (fixes et à anneaux) elles limitent les mouvements de tête vers le haut et partiellement sur les côtés.
La martingale fixe se pose sur une muserolle française.
La martingale à anneaux se pose sur les rênes par les anneaux.

Méthodes de dressage du cheval
07/03/2012 19:41
Méthode par la contrainte
L’homme, pour arriver à ses fins avec le cheval, n’a pas toujours choisi le chemin de la patience, de l’observation. Pour pouvoir assurer sa dominance il avait, et a hélas encore, recours à la violence et à la contrainte.
En tant que prédateur et espèce dominante, l’homme est capable de manifester de la colère, de l’énervement et de l’impatience que le cheval ressent extrêmement bien (cf. perception extrasensorielle). La violence physique aussi bien que psychique conduit à la peur. L’énervement tentant d’être dissimulé, est ressenti par le cheval; celui-ci n’est plus concentré sur ce que lui demande son cavalier, mais sur sa mauvaise humeur et sur les réactions qui la trahissent. Le cheval fait preuve de désobéissance par crainte. Mais le cavalier, vexé par le comportement de sa monture, va accroître son énervement et se servir alors de la violence physique (par exemple utilisation de la cravache ou des éperons de manière excessive). Le cheval ne voit dans cet agissement qu'une agression qu’il tente désespérément de fuir. De cette manière, l’homme inspire la peur à son cheval, et non la confiance.
Voici une méthode décrite par Monty Roberts (L'homme qui sait parler aux chevaux,1997) encore couramment pratiquée aux Etats-Unis. Le cheval est entravé de manière sévère, un sac au bout d’une corde est secoué juste devant lui et parfois même jeté sur sa croupe, ses membres et sa tête; ainsi pris d’une terreur qui l’incite à fuir, il est forcé de rester à sa place. Les cordes entaillent la chair, et le cheval ne manque pas de se blesser. Cette phase se nomme sacking-out. Elle est destinée à " briser " la volonté du cheval. Elle est effectuée sur quatre jours.
La phase qui suit, consiste à relever une jambe du cheval à hauteur de son ventre avec une corde attachée autour du pâturon et de son encolure. Le sacking-out est effectué une fois de plus, réduisant la capacité de résistance des chevaux. Les quatre jambes sont ainsi successivement attachées et le cheval finit par perdre courage.
Ensuite, une jambe est immobilisée et le cheval sellé; il subit de nouveau le sacking-out. Puis il est monté avec un membre attaché et le cavalier tente de toutes les manières possibles de le faire réagir et s’il le fait, la monture est fouettée. Cette procédure dure environ trois semaines.
Il est clair que dans cette manière d’agir toute la relation homme-cheval est basée sur la peur et non sur la bonne volonté. Le comportement de l’homme est totalement paradoxal; il ne veut pas que son cheval réagisse mais il le force à le faire. C’est cependant un phénomène très répandu; certains cavaliers aiment montrer qu’ils sont capables de monter un cheval dit " chaud " et difficile en l’énervant, et en même temps en le contenant. Le cheval ne comprend absolument pas ce qui lui est demandé, et traumatisé, il se défend en ruant, en se cabrant.
C’est cette notion de supériorité par la violence qui est très nuisible.
Un autre exemple, historique ici, est l'œuvre de Grisone, Gli ordini di cavalcare (Principes de cavalerie, tiré de Hartey E. L'encyclopédie du cheval,1995) paru au XVIème siècle en Italie. Il y est décrit toutes sortes de méthodes brutales, quelques recettes pour arriver à bout d’un cheval récalcitrant: ainsi on attachait une torche en flamme, un chat ou un hérisson vivant à sa queue ou quelques objets pointus. Eperons, mors sévère et cravache formaient les chevaux pour les figures de manège; ainsi le port de tête et le rassemblé étaient obtenus, mais par la force. Ces méthodes, donnaient des résultats impressionnants, mais toujours régis par la peur et une soumission totale.
Il serait possible de relater d’autres exemples de cette méthode barbare et violente; l’homme ayant peur de chuter ou d’être agressé, préfère mordre avant d’être mordu, ce qui est un comportement typique de prédateur, ce que le cheval ne comprend pas. L’homme cherche ici à briser le cheval donc à détruire sa volonté ce qui est stupide et primaire. Si le cheval agit par peur il ne ressentira jamais de plaisir et les rapports seront alors conflictuels et insupportables pour les deux espèces. L’homme a souvent un instinct de dominance qu’il exerce sur les espèces dites inférieures. Mais il est nécessaire d’aller au-delà des instincts pour atteindre l’harmonie entre le cheval et l’homme.
La méthode traditionnelle
Après avoir observé la méthode par la contrainte, il est intéressant de voir la méthode "traditionnelle". Cependant, il n'est pas possible de dénommer une méthode précise, car tout cavalier possède une méthode spécifique. En effet, puisque les connaissances et les avis varient, les différentes approches du cheval sont nombreuses.
Par méthode traditionnelle, il faut entendre que le cheval est éduqué et monté d'une manière qui n'est ni réellement violente ni basée sur la compréhension. Il serait alors possible de l'appeler "méthode intermédiaire". C'est d'ailleurs celle-ci qui se retrouve dans les manèges et autres écoles d'équitation.
En général, la violence n'est pas utilisée car l'homme comprend que si le cheval a peur, les résultats en pâtiront. Mais, il est important de noter que la fermeté est extrême, ne laissant au cheval aucun droit à l'erreur. Une faute sera rapidement sanctionnée à l'aide d'un coup de talon ou de cravache. Le cheval aura certes appris à ne pas le refaire mais sera effrayé au moindre mouvement de la cravache.
Ainsi, il est possible de remarquer que le cheval ne sera pas totalement "avec" son cavalier, mais soumis à celui-ci. Le cheval va travailler plus pour son propriétaire que pour son propre plaisir.
Ce type de méthode est souvent "abrutissante" pour le cheval, car si ses besoins psychologiques ne sont pas connus, l'homme en voulant faire bien, aggravera la situation en allant à l'encontre des besoins du cheval. Ainsi, tourner à la longe pendant quinze minutes ennuiera le cheval mais le cavalier pensera que cela est bon pour entraîner la musculature de sa monture. Or, même si cela est vrai, les moyens pour l'entraîner peuvent varier pour éviter l'ennui.
L'exemple des cours en manège est intéressant; des chevaux tournent de trois à quatre heures à la suite avec des cavaliers de niveaux différents. Les montures fatiguées d'être punies pour un rien ou mises entre des mains inexpérimentées, se lasseront et perdront toute "joie de vivre". La monotonie coupe leur volonté de bien faire.
L'apprentissage (appelé "débourrage") dans ce type de méthode est souvent calme et posé, laissant le temps au cheval de s'habituer au matériel et à son nouvel environnement. Mais cette phase ne sera qu'une prise d'habitudes et ne développera pas son intelligence.
Nous pouvons donc déduire que cette méthode cherche plutôt à satisfaire l'homme, mais ne prend pas ou peu en compte les besoins psychologiques de sa monture. Le cheval est réduit à l'état d'un animal qu'il faut traiter en tant que tel sans chercher à affiner la relation. Personne ne pense alors que le cheval est doué d'une certain potentiel pour apprendre et est capable de s'amuser en travaillant.
Le cas contraire est aussi visible; l'anthropomorphisme. En résumé, certaines personnes pensent que les chevaux ont des besoins identiques aux leurs et alors qu'en échange de leur dévotion, il ne leur feront jamais de mal. Or le cheval est capable de tuer net une personne, d'un seul coup de pied. Il ne faut jamais oublier ce fait fondamental; c'est un cheval.
Bien sûr, ce que nous avons décrit, ne sont que des généralités, car il est possible d'observer énormément de variantes. Cependant c'est une base qui revient le plus souvent et que nous pensions intéressante à expliciter.
Les nouvelles méthodes
Ces nouvelles méthodes ont été révélées au grand public il y a environ 5 ans, et révolutionnent l’approche du dressage du cheval. Elles sont basées sur l’écoute et la compréhension du cheval. Elles abolissent alors les anciennes méthodes qui sont plus concentrées sur la soumission par la peur et la contrainte.
Cette vague appelée notamment, nouveaux maîtres ou chuchoteurs a énormément intéressé les cavaliers recherchant l’harmonie avec leur cheval. Il en sera débattu dans le chapitre suivant.
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